MARTINIQUE 2015

13 Août 2015, pour mes 30 ans, ma moitié m'offre un voyage de 10 jours à la Martinique ! Oulala qu'elle bonne idée ! Il doit bien y avoir des pêches sympas à faire!

Avant toutes choses, il faut savoir que ce voyage ne sera pas 100% pêche et principalement tourné vers le tourisme classique.

Très rapidement je me renseigne sur le net (merci le forum exo thonic fishing) concernant les possibilités de pêche sur cette Île.

Du bord, aux leurres, l'affaire parait assez compliquée mais dès lors que l'on part en bateau le potentiel devient intéressant !

Du coup je décide de réserver deux demi-journées pour aller pêcher en bateau, une au large l'autre en côtière... 

Pour le bord quelques bons conseils récoltés sur le web devraient m'aider un peu...

Vient ensuite la question du matos... Sachant qu'il faut être le plus polyvalent pour en prendre le moins possible. Là aussi le forum m'a été d'un grand secours, pas besoins de matos au delà de 30lbs sauf sur certaines pêche spécifiques (traîne notamment) mais pour lesquelles, en général, le matériel est fourni sur le bateau.

 

J'arrête mon choix sur deux ensembles :

- 15 lbs: canne Pezon et Michel 10-45g en 3 brins , moulinet shimano rarenium 3000 avec tresses 15 /100 et 8/100 , fluoro 25/100

- 30 lbs: canne Smith dragonbait exojerk 20-100g 3 brins, moulinet shimano stella 5000 SW rempli de tresse en 30 lbs, fluoro 60/100

 

Niveau leurres des casting jigs de 20 à 60 g, des Poissons nageurs Coulants et suspending de 8 à 12cm, des stickbaits coulants et flottans (8 à 13 cm) et des poppers 8 à 15 cm.

Les deux ensembles et leurres seront bien séparés : 1 dans le sac de ma douce et l'autre dans le mien. Au moins si un sac est perdu lors du transport aérien, je pourrais toujours pêcher avec l'ensemble qu'il me reste !!!

                                     Devant la Résidence
Devant la Résidence

Alors maintenant passons au voyage en lui même. Nous arrivons le 2 novembre et prenons place dans notre logement, situé à Sainte Luce.

 

Le lendemain, je tente un coup du soir juste devant notre résidence. Ensemble light, Zclaw et je vois une tête de poisson sortir de l'eau prendre le leurre et le combat durera.... 5 secondes avant la première décroche du séjour !

 Je n'étais pas prêt et ne m'attendais pas à toucher un poisson si vite... un bleu quoi. Juste après en passant sur un flashminnow 110 je reprend une tape mais sans arriver à ferrer correctement. 

Ensuite en moins de 2 min je suis attaqué par au moins 20 moustiques simultanément, avec la nuit, je décide de stopper.

Jour d'après, RDV 6 h30 à Case Pilote pour une demi journée au large avec Benoit d'Amphitrite. Le feeling passe bien d'entrée. Nous serons accompagnés d'un couple d'Américains de Chicago et de Khoi, résidant à la Martinique.

Nous montons directement sur un DCP à 20 min de navigation. Je demande conseil à Benoit sur les leurres à utiliser  et il me dit "pas trop d'importance, popper, poisson nageur ou jig, si il y a du fish tu vas le voir rapidement"... j'aime bien ça !

Je tente alors avec mon feed popper 10 cm tout neuf . Premier lançé, 3 pop, 1 éclair derrière mon pop une gerbe d'eau et biiiiimmmmm ! Pendu direct avec une dorade coryphène qui saute dans tous les sens, je vois ses congénères derrière qui suivent comme des folles. Pareil que la veille, je ne m'attendais pas à prendre du poisson si vite, la go pro est encore dans le sac.

 

Tous les débuts de  dérives d'après vont m'apporter des dorades ou des petites sérioles en surface , ça grouillait, j'essayait de sortir mon feed popper avant qu'elles le prennent mais j'en pêcherais un nombre dingue...

Je piquerais au feed popper  8 mahi-mahi pour 4 au bateau. Un régal.

 

Ensuite avec les décroches (les casses des autres pêcheurs qui débutent aux leurres...) les dorades deviennent de plus en plus méfiantes, les touches s'espacent et Benoit me conseille d'essayer de pêcher avec ma canne light et un jig de 25 g.

 

En avant guingamp !!! je n'ai pas trop l'habitude de ce type de pêche mais après deux descentes je prend une cartouche et remonte une petite sériole ultra combative.

Elles sont partout, mais c'est sympa sur ce matos car pour leur taille il faut voir le jus qu'ont ces poissons !!! 

J’enchaîne les prises et en fait 4 ou 5 de plus et sur une énième descente, mon jig s'arrête, ferrage et là c'est le rush !!! trop bon ! 

Nous apercevons la dorsale d'un marlin qui tourne à 30 m du bateau, Benoit le tente à l'appât et au popper, sans résultat...

Le combat me fait penser à une bonite ou un petit thon , avec des pauses brèves, des coups de têtes nerveux et rapides suivis de rushs endurants !

Après quelques minutes de combat apparaît sous la surface un poisson que je ne reconnait pas, Benoit me dit qu'il s'agit d'un rainbow runner, appelé en Martinique saumon caraïbes.

Poisson aux couleurs magnifiques, un corps taillé pour sprinter ! 

 

 

On finira la pêche par d'autres petites sérioles, elle sont toujours là ! 

 

A 13h Benoit nous propose de rejoindre une petite crique ou nous pourrons faire du masque-tuba et se restaurer. Le repas offert par Benoit est super : thon fumé, mahi mahi grillée, ti-punch, planteur.... vraiment extra. En allant nager je repère à 20 m du bateau un banc d'orphies de 1 m. En remontant au bateau je ne peux pas m’empêcher de leur proposer un petit casting jig et je me prend direct une touche mais je me fais casser, ces fishs ont de sacrées dents!

Les deux jours suivants je fais une paire de sorties du bord mais sans résultat. Il faut dire que la météo est très difficile.  Il pleut sans discontinuer pendant 2 jours. Ce qui entraîne des crues sur toutes les rivières, le bord de mer et marron. Ma sortie prévue le vendredi après midi avec Michael (Madinina X-trem Fishing) est reportée au lendemain, à ce moment là je ne sais pas qu'il s'agit certainement d'une chance !

Je retrouve donc Michael aux Trois Ilets. Le but de cette sortie et de pêcher la cote et la mangrove à la recherche du Roi d'argent, appelé aussi Tarpon !

Nous attaquons par pêcher en light les bordures. Dès les premiers lancers je rentre une toute petite sorbe.

Quelques instants plus tard un petit barracuda me fera entendre le frein du rarenium. Nous tentons de pêcher quelques vifs pour anticiper un peu la pêche et changeons de spot pour rejoindre l'embouchure d'une rivière

Arrivés sur la fameuse embouchure, c'est confirmé, la rivière est en crue. Michael me montre des souches et troncs d'arbres qui sont venus se poser dans les alluvions qu'apporte le cours d'eau. Nous pêchons dans une eau marron genre amazone, il y a de 1m à 3 m de fond. Nous commençons à prospecter au leurre et de temps en temps nous voyons des tarpons "rouler" en surface. Ils sont là mais boudent nos leurres... Micha me propose de monter un vif sur mon ensemble 30 lbs pour multiplier les chances.

Après un petit quart d'heure, alors que nous continuons à chercher les poissons au leurre soudain j'entends un moulinet hurler.... je réalise...putain mais c'est mon vif ! premières chandelles du Tarpon, je n'ai pas trop le temps de regarder, ça va très vite  je saute sur la canne, ça déroule grave et je serre le frein progressivement pour que le poisson se ferre bien. Ça déroule toujours, je stresse à fond, j'ai les jambes en coton .... seconde série de chandelles, face au couchant, je vois la lumière du soleil au travers des branchies du tarpon ! Image qui me restera longtemps en mémoire, le stress du départ se transforme très vite en plaisir du combat... J'annonce gros poisson ! J'arrive à le stopper en lui mettant une pression maxi.   La suite du combat sera terriblement puissante mais sans chandelles. La smith exojerk 30lbs et le Stella 5000 feront le job sans problème. Il nous faudra 15 min avant d'apercevoir le bestiau et 25 min pour le monter au bateau ! Je suis aux anges, cris de guerriers, photos et release ! J'ai MON Tarpon ! 

Ce tarpon sera l'unique de la sortie mais quel poisson , mon premier roi d'argent !!

Nous rentrerons tranquillement vers la marina à la nuit.

 

Les jours suivants les sortie du bord ne donneront rien d'exaltant : petites orphies, petits mérous et de nombreux petits barracudas ratés ou décrochés : ils sont très maladroits et ratent souvent leurs attaques.


Un coup du soir va sortir du lot......


Nous sommes dans le nord de l'ile pour visiter le secteur. J'ai eu la bonne idée d'embarquer mon ensemble light et nous arrivons dans une petite Anse ou nous sympathisons avec une couple de plongeurs venus admirer le coucher de soleil sur cette plage magnifique. Tout en leur parlant je remarque qu'un ruisseau, encore un peu gonflé par les pluies des jours précédents , se jette dans la mer  juste à coté de nous. Je tente de pêcher au casting jig en 20 g sans succès. Je passe donc mon fameux feed popper dans l'axe de l'embouchure et au premier lancé j’aperçois un remous derrière. la pression monte et dès la reprise de mon animation le poisson prend mon leurre dans une belle  gerbe d'eau ! C'est pendu, rush de dingue, ça file très vite je serre le frein mais ça file toujours, bien 80 m quand le poisson se calme enfin (je vois le raccord de mes 100 m de tresse...). Heureusement le poisson est parti de biais et j'arrive à le suivre tant bien que mal. Le combat est très sympa et c'est une belle carangue jaune qui vient s’échouer sur les galets de la plage. Je suis heureux !

Les vacances se termineront sur ce beau poisson...

Voici le résumé vidéo de mes sorties pêche : chandelles de dorade , rainbow runner , tarpon sont au rdv !

Dans l'avion je me remémore tous ces moments de pêches magiques, qui font qu'aujourd'hui je suis un pêcheur accro....

En venant en Martinique je ne pensais pas me faire autant plaisir côté pêche, mais clairement j'en reviens conquis. J'ajoute de nouvelles espèces à mon "palmarès" et surtout mon premier Roi d'argent.

Un beau voyage, de belles rencontres; merci à Benoit et Michael pour leur gentillesse et le partage de notre passion commune.

Je reviendrai en Martinique, c'est sûr !


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